Non à l’article 13 !

Le 5 juillet, les Député·e·s Européen·ne·s auront à se prononcer sur un ensemble de lois dites « droits d’auteur », qui comporte des dispositions liberticides dans l’article 13 : censure automatisée des publications comportant des extraits d’œuvres protégées. Nous avions jusqu’à présent la liberté d’utiliser ces œuvres dans le cadre de la citation et dans celui de la caricature.

J’ai donc utilisé le site SaveYourInternet pour envoyer le message ci-dessous aux Député·e·s Européen·ne·s (reproduit ici en version masculine, mais aussi envoyé en version féminine) :

Monsieur le Député Européen,

Vous vous apprêtez à voter pour ou contre l’article 13 de la directive « droits d’auteur ».

Cet article est une aberration.

La censure est une affaire délicate ! Elle est suffisamment grave à prononcer pour qu’elle nécessite, pour l’instant, l’expertise d’un juge. Or, ce qu’instaure cet article, c’est le régime de la censure généralisée : des algorithmes, incapables d’apprécier l’utilisation d’un morceau d’œuvre « protégée » au titre de notre liberté de citation ou de caricature, censureront toute réutilisation de cette œuvre. Il faudra passer par une « procédure » pour faire valoir nos droits. Je note au passage que ce mécanisme de contestation de la censure sera à la charge des plateformes qui, économiquement, auront tout intérêt à les « expédier ».

C’est un renversement inacceptable de la manière dont nous exerçons nos libertés !

Dans le monde où j’ai grandi, qui n’était pas gouverné par les algorithmes c’était la liberté pour tout le monde, la censure pour les rares personnes qui en abusaient. De plus, elle était décidée par un ou plusieurs êtres humains.

Voulez-vous vraiment nous priver de nos droits ?

Les électeurs de notre pays sauront qui a voté contre leurs intérêts, mais plus que votre propre mandat, c’est la confiance dans l’Union Européenne que vous pourriez saper !

Je compte sur vous pour défendre les citoyens européens et leur permettre d’exercer leurs droits, y compris sur cet espace de liberté que nous appelons internet.

Prenez vous aussi quelques minutes pour rédiger un message personnel pour nos représentants au Parlement Européen !